Changement de directeur de comptes – Une histoire sans fin

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Changement de directeur de comptes – Une histoire sans fin

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En tant qu’entrepreneurs, nous avons tous besoin d’un compte bancaire quelque part. Et lorsque nos besoins en financement et/ou en services transactionnels augmentent, nous avons tous besoin d’un directeur de comptes au sein de notre institution pour répondre à nos questions et traiter nos demandes.

Personnellement, si j’avais à décrire mon directeur de compte idéal, je le décrirais comme un partenaire d’affaires intéressé, avenant, disponible, responsable, compétent et efficace. Cela dit, même lorsque nous avons initialement choisi notre banquier de rêve, plusieurs d’entre nous se sont fait imposer son remplaçant au cours des dernières années sans vraiment avoir notre mot à dire. Il semble clair que ce soit un phénomène de plus en plus courant, de plus en plus fréquent, mais aussi de plus en plus frustrant.

Ayant vécu les deux côtés de la médaille, je vous confirme que cette nouvelle réalité engendre des frustrations des deux côtés. Lorsque vous apprenez un changement de directeur de comptes, dites-vous qu’entre 50 et 250 avis similaires ont probablement été envoyés simultanément à d’autres entrepreneurs de la région. N’ayant que 24h dans une journée, votre nouveau directeur de comptes sera essentiellement en mode « urgence » pour plusieurs mois suivants le changement, tentant de rétablir la qualité de sa prestation de services au meilleur de ses capacités.

Voici quelques conseils pour minimiser les impacts négatifs d’un changement de directeur de comptes, et ainsi rétablir le plus rapidement possible une relation d’affaires adéquate avec votre nouveau représentant :

01. Prenez l’initiative de contacter rapidement votre nouveau directeur de comptes!

N’attendez pas après lui! Même si vous n’avez pas nécessairement de besoin urgent, le fait de solliciter vous-même une première rencontre informelle ou un simple appel pourrait faire toute la différence à ses yeux. Il saura que vous valorisez votre relation d’affaires avec votre banquier, et il cherchera à tout prix à conserver votre sentiment d’appartenance envers celle-ci.
02. Partagez-lui vos expériences passées et vos attentes!
Soyez bien à l’aise de lui partager les bonnes et mauvaises expériences vécues avec son(es) prédécesseur(s), et profitez-en pour revenir sur des demandes passées sur lesquelles vous auriez reçu des réponses défavorables; vous pourriez être surpris du pouvoir de négociation interne de votre nouveau directeur de comptes.
03. Si ça ne fait pas, demander de changer à nouveau!
Rappelez-vous que vous êtes le client, et que votre directeur de comptes est l’employé de votre institution financière. Si la prestation de services de votre nouveau représentant n’est pas à la hauteur, n’hésitez surtout pas à contacter son supérieur immédiat pour souligner votre désir de changer. Par expérience, ces requêtes sont rapidement prises au sérieux, et le remplaçant du remplaçant sera plus soigneusement sélectionné.
En résumé, sachant que le changement de représentant qui vous a récemment été imposé lui a également été imposé (parfois de manière exponentielle), il aura sans doute beaucoup à faire pour rapidement redevenir le directeur de comptes intéressé, avenant, disponible, responsable, compétent et efficace que tout entrepreneur recherche. Mon conseil : aidez-le à vous aider, soyez proactif et profitez de la situation pour tester les compétences de votre nouveau directeur de comptes; vous pourriez être agréablement surpris!
En espérant vous avoir éclairé davantage sur le sujet, n’hésitez pas à communiquer avec nous pour un avis sur votre structure de financement.

Comment financer mon entreprise?

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Comment financer mon entreprise?

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Financer mon entreprise, par où commencer?

Nous recevons régulièrement des demandes d’entrepreneurs qui désirent obtenir du financement pour leur projet. Une idée vague, une idée précise appuyée par un plan d’affaires réfléchi, l’achat d’une entreprise ayant des revenus stabilisés ou encore, de façon non exhaustive, l’acquisition de nouveaux équipements afin d’améliorer un procédé de fabrication sont toutes des étapes d’avancement d’un projet qui nécessiteront des capitaux.
Généralement, le lancement d’un produit ou d’une entreprise passe généralement par 5 phases. Chacune de ces phases nécessite des fonds, et leurs provenances varient en fonction de chacune d’elles.
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Voici les 5 phases en question

01. La phase de création et de développement du produit (la pré commercialisation) :

On y retrouve tous les frais reliés au démarrage et aux tests que nous faisons afin de développer des produits qu’un bassin de clientèle sera prêt à payer pour les consommer. Durant cette période, les ventes sont nulles et les coûts d’investissement s’accumulent. Selon Bill Gates, il faut absolument répondre, avant d’investir du temps et de l’argent dans le développement d’un nouveau produit, aux 3 questions suivantes :

  • Le consommateur veut-il vraiment ce produit ?
  • Pouvons-nous le faire de façon efficace et efficiente ?
  • Le produit sera-t-il rentable ?
02. La phase de lancement :
Notre produit est prêt à être vendu, mais personne ne le connaît. Il faut donc élaborer une bonne stratégie marketing afin de réussir la commercialisation de notre produit. À ce stade, les profits sont faibles ou inexistants en raison des fortes dépenses engagées pour faire connaître le produit et attirer les clients cibles.
03. La phase de croissance :
C’est la période d’acceptation rapide du produit et celle de l’augmentation substantielle des profits. À cette étape, il est important d’avoir des fonds suffisants afin d’être en mesure de répondre à la demande (achat de matières premières, employés, fabrication, délai de perception des comptes clients, etc.). Dans l’optique où la demande pour vos produits ne sera pas linéaire, le plus de flexibilité (coûts variables vs coûts fixes) que vous pouvez avoir dans votre processus de fabrication, le mieux ce sera.
04. La phase de maturité :
Période de ralentissement des ventes. Les profits diminuent puisque pour conserver nos ventes, nous devons investir davantage en marketing. Il est important de se renouveler avec de nouveaux produits qui viendront compenser la décroissance des ventes (retour à la phase 1).
05. La phase de déclin :
C’est la période au cours de laquelle les ventes et les profits diminuent considérablement. Les entreprises qui ne se seront pas renouvelées ne survivront pas.
Comme vous pouvez le constater, chaque phase comporte ses défis. Les phases les plus risquées sont les 2 premières. Plusieurs entreprises ou produits ne se rendront jamais à la phase 3. La prémisse du financement bancaire commercial est que la banque vous prête de l’argent pour vous aider à faire du profit (le profit vous permettant de rembourser vos prêts). Ceci étant dit, le banquier va être disposé à vous avancer des fonds de façon progressive à mesure où sa confiance augmentera envers la profitabilité du projet. C’est ce qui m’amène à vous parler du partage de risque. Le partage du risque entre l’entrepreneur et la banque doit être balancé. La phase 1 d’un projet est très intangible. Généralement, les besoins en liquidités pour cette phase proviendront de l’investissement de départ de l’entrepreneur (la mise de fonds) ou encore d’argent des proches (love money). La banque peut accepter de mettre une marge de crédit en place à cette étape si elle est garantie par une caution forte (généralement, on parle d’une personne qui possède 2$ pour obtenir 1$ de marge de crédit). La phase 2 doit également être autofinancée par l’entrepreneur et/ou par du capital de risque. C’est à partir du moment où nous avons des ventes et/ou des contrats en main que les portes du financement bancaire s’ouvrent.
En espérant vous avoir éclairé davantage sur le sujet, n’hésitez pas à communiquer avec nous pour un avis sur votre structure de financement.